Séjour au camping nature en Corse

La protection des espaces naturels

Vous êtes séduits par l'écotourisme et toutes les démarches d'un tourisme éco-responsable ? La nature exceptionnelle du camping naturiste Corse (dune, plage, maquis, étang salé, présence d'espèces sauvages, flore endémique), implique une mobilisation constante pour assurer la protection de ces espaces naturels.

Le camping nature Riva Bella a reçu les labels Clef Verte et Camping Qualité, et est en cours de labellisation « Eco-Label ».

Cogestionnaire de l'étang de Terrenzana avec le Conservatoire du littoral de Corse, Riva Bella s'engage de manière active dans la préservation et la protection des sites : limitation de l'impact de l'activité touristique en privilégiant un tourisme durable, sensibilisation du public aux enjeux de l' écotourisme, sensibilisation du public à la biodiversité du site, campagnes de restauration et de revégétalisation des dunes.

Camping au plus près de la nature

L'étang salé de Terrenzana est situé au cœur du domaine. De là s’articulent vers le Nord et vers le Sud, le Village de vacances, le Camping et les infrastructures telles que la thalasso, le restaurant Riva Bella Côté Plage. L’ouest est occupé par une vaste étendue de maquis sauvage. A l’est enfin se trouve la longue de plage de Riva Bella, bordée par la mer Méditerranée. Depuis le camping nature Corse, soyez au plus près des magnifiques plages telles que Santa Giulia ou la Palombaggia, proche de l'Ile Rousse, ou des Iles Lavezzi. Situé dans un parc ombragé dans une nature préservée, le camping familial sera pour vous un véritable havre de paix, à deux pas du centre-ville d'Aléria en Haute-Corse, de Porto-Vecchio et des plus belles plages alentours. Pour un week-end ou des longues vacances, réservez un emplacement de camping ou un bungalow pour un séjour avec club enfants en juillet et août, aux pieds des chênes lièges.

L'étang salé de Terrenzana

L'étang de Terrenzana est un étang salé situé au bord du camping nature corse, il n'héberge donc pas de colonies de moustiques. De plus, la présence sur le domaine de geckos et de nombreux batraciens qui s'en nourrissent, aurait plutôt tendance à faire baisser leur nombre.

L’étang constitue un habitat important pour la diversité écologique. Il a conservé son caractère naturel et reste préservé de la pollution. Sa végétation endémique constitue un témoignage représentatif des paysages naturels passés de côte orientale. 

De type estuaire, cet étang a une communication temporaire avec la mer. 

Cette formation estuarienne, d'origine tectonique comprend :

  • des rives recouvertes de joncs;
  • des enganes au sud;
  • des roselières au nord;
  • des boisements hygrophiles clairsemés autour de l'étang (tamaris et aulnes);
  • un bois littoral avec des genévriers;
  • un maquis bas à arbousiers, cistes, filaires, bruyères, romarins, au sud et à l'ouest de la zone, sur des terrains mieux drainés;
  • un herbier à ruppia et charas dans l'étang.

L’aulnaie marécageuse longeant la route de Riva Bella à l’ouest du site étudié présente un intérêt floristique fort, notamment de par la présence de plusieurs espèces déterminantes telles que la Renoncule à grandes feuilles, la Renoncule à feuilles d’ophioglosse et surtout la Nivéole élégante, espèce hautement patrimoniale. De plus, à l’extrême sud-est du site sur la zone littorale, on retrouve des stations de Faux orlaya.

Au nord de la route du camping nature Corse, on note l’intérêt herpétologique de ce secteur très favorable à la Tortue d’Hermann. Sur le plan de l'avifaune, cette zone, et en particulier la roselière, représente un pôle attractif pour la nidification de quelques espèces d'oiseaux aquatiques, et un milieu favorable au stationnement et au passage d'oiseaux migrateurs. De plus, le site est très varié en limicoles et autres oiseaux d’eau tant au printemps qu’à l’automne (nombreuses espèces de Chevaliers, Bécasseaux, Hérons, Anatidés, Flamands roses, Cygnes sauvages, canards, poules d'eau…).

Le maquis corse

Le maquis est une formation végétale plus basse qu'une forêt, très dense, constituée principalement d'arbrisseaux résistants à la sécheresse. Typique du paysage corse, il est composé de plusieurs espèces végétales dont l'arbousier, le myrte, le ciste blanc et le ciste rose, la bruyère arborescente, le chêne vert, le filaire et le lentisque.

En bordure du littoral et sur les pentes les plus chaudes, s’étend une zone de maquis où on y rencontre figuiers de barbarie, agaves d’Amérique, aloès, eucalyptus et cédratiers. On y trouve cistes, calycotomes (sorte de genêts), arbousiers, genévriers, myrtes, lentisques, asphodèles, chardons et cyclamens, immortelles, lavandes, romarins, thyms odorants. Et bien sûr, chênes verts et chênes lièges se mêlent majestueusement au maquis corse.

La dune

On rencontre sur le cordon littoral une végétation diversifiée. Des boisements de Genévriers à gros fruits (Juniperus oxycedrus subsp macrocarpa) se développent sur le lido, espèce peu fréquente du littoral méditerranéen et que l'on ne retrouve pas sur le continent. En bord de plage, on trouve également le Lotier faux cytise, la Marguerite des sables, la Crucianelle maritime, la Luzerne marine, le Sporobole piquant, l'Elymus des plages, le Diotis maritime...

Des espèces endémiques ou sauvages dont il faut prendre soin, veiller à ne pas les arracher ou les piétiner, elles nous aident à lutter contre l’érosion à laquelle nous sommes confrontés.

La revégétalisation des dunes

Avec l’aide précieuse du Conservatoire botanique national de Corse, nous sommes en mesure de respecter l’un de nos engagements en matière de préservation des espaces naturels, qui consiste en la revégétalisation et la restauration des milieux perturbés, dans le cadre de la lutte contre le recul du trait de côte.

Notre action vise notamment à éradiquer les espèces exogènes envahissant le site mais aussi à limiter les effets de l’érosion sur les milieux dunaires en recréant un couvert végétal adapté.

Nous avons plus que jamais besoin que davantage de gens s’impliquent à nos côtés dans cette action. Si vous souhaitez y participer, nous vous présentons ici différentes techniques pratiques ainsi qu’une présentation des espèces présentes sur les milieux sur lesquels porte notre action : les espèces envahissantes d’une part et celles, de l’autre, que l’on peut utiliser dans le cadre de la revégétalisation.

Les espèces envahissantes

Parmi les espèces exogènes qui envahissent les milieux dunaires, on retrouve les griffes de sorcière. Introduites sur le littoral méditerranéen pour leur résistance comme pour la beauté de leurs fleurs, ces plantes grasses rampantes se sont si bien adaptées à leur environnement que leur présence sur le site finit par rendre vulnérables la biodiversité et les écosystèmes.

Les griffes de sorcière forment en rampant des tiges parfois long de plus 3 mètres et sur lesquels s’épanouissent feuilles charnues et gorgées d’eau. La floraison a lieu entre avril et mai, et c’est toujours un spectacle d’une beauté exceptionnelle. On se laisse facilement subjuguer par ces plantes qui forment des « tapis de fleurs » s’épanouissant la journée et se refermant la nuit. On tombe aussi amoureux de la variété des couleurs, du violet au blanc. Après la période de floraison apparaissent les premiers fruits gorgés de graines.

Si la beauté des fleurs est une des caractéristiques des griffes de sorcières, ces plantes rampantes sont surtout reconnues pour leur incroyable robustesse. Quasiment indestructibles et s’adaptant facilement à leur environnement, elles s’épanouissent même en cas de sécheresse ou d’importantes variations de températures. Elles n’ont en outre pratiquement pas besoin de terre pour pousser, puisqu’elles s’épanouissent sans difficultés sur des sites caillouteux. Les sols instables sont bien les rares endroits où ces plantes ne peuvent pas pousser, en raison de leur faible réseau racinaire.

L’omniprésence des griffes de sorcière s’explique aussi par le fait que différents animaux comme les oiseaux ou les rats contribuent à leur expansion en milieu naturel. L’expansion se fait avec une telle rapidité qu’elles finissent par envahir leurs milieux, rendant vulnérables les espèces autochtones. Notre première action consiste donc en la mise en défens de certains secteurs avec arrachage par zones des carpobrotus quand les espèces adaptées y sont déjà présentes. Le but est de permettre à ces dernières de se répandre rapidement, offrant ainsi une protection naturelle et efficace pour les écosystèmes fragiles.

Les espèces adaptées

Nous entendons également favoriser la multiplication d’espaces adaptées aux milieux dunaires. Pour ce faire, deux techniques font déjà leurs preuves : le semi et le bouturage.

Semis direct d’espèces récoltées sur site :

On récolte les semences en été, puis on les conserve dans un lieu frais sec et frais jusqu’au moment du semis, en automne. 

Nous avons identifié plusieurs espèces adaptées à cette technique : le Lotier (Lotus cytysoides), la Marguerite des sables (Anthemis maritima) et la Crucianelle (Crucianella maritima). A cela s’ajoutent d’autres espèces, notamment celles qui sont implantées sur l’avant-dune.

Bouturage :

La technique consiste ici à détacher un morceau de végétal d’une plante-mère pour ensuite le replanter dans un environnement adapté. Le morceau de végétal ainsi détaché s’appelle une bouture. Le bouturage est une multiplication végétative permettant de redonner naissance à une nouvelle plante avec notamment l’apparition de racines ou d’organes aériens. La technique est efficace pour revégétaliser des milieux dunaires entiers, d’autant que les boutures, à l’instar des griffes de sorcière d’ailleurs, s’adaptent sans mal à leur nouvel environnement et donc se répandent rapidement.

Egalement réalisé en automne, le bouturage est adapté à plusieurs espèces : Luzerne maritime (Medicago marina), Sporobole piquant (Sporobolus pungens), Elymus des plages (Elytrigia juncea) ou encore Diotis maritime (Achillea maritima).

Les différentes actions pour lesquelles nous sommes engagés sont destinées à restaurer les milieux dunaires, à préserver des espèces autochtones menacées par des plantes envahissantes. Le but est à terme de remplacer les griffes de sorcière.

Des actions doivent aussi être menées pour la protection de l’arrière-dune. Pour ce faire, nous privilégions plutôt des arbres et arbustes, notamment des genévriers de Phénicie (Juniperus phoenicea) et des romarins (Rosmarinus officinalis).

Le camping nature Corse vous promet de belles vacances dans un environnement agréable, propice à la détente et au dépaysement. Au cours de ce séjour, vous aurez la chance de découvrir les plus beaux paysages de l’île, notamment dans des endroits merveilleux comme les îles Lavezzi, la station balnéaire de Porto-Vecchio, l’île-Rousse ou encore les plages de rêve de Santa Giulia et Roccapina. Vous êtes d’autant plus chanceux que ce séjour se déroule dans un environnement naturel bien préservé.